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Site de l'abbaye Notre Dame du Nid au Merle

Patrimoine naturel à Saint-Sulpice-la-Forêt

Horaires et services non garantis
  • Il y a fort longtemps, selon la légende, un berger trouva une petite statuette de la Vierge dans un nid de merle. Elle brillait de façon surnaturelle. Le garçon la ramena chez lui. Le lendemain elle avait disparu. Il la retrouva dans le même nid. Le phénomène se produisit plusieurs fois. Une chapelle fut édifiée à cet endroit. Puis une abbaye.
    L’austère muraille de premier abord ne laisse pas deviner la beauté des ruines. Elle correspond à la façade de l’église reconstruite en 1617....
    Il y a fort longtemps, selon la légende, un berger trouva une petite statuette de la Vierge dans un nid de merle. Elle brillait de façon surnaturelle. Le garçon la ramena chez lui. Le lendemain elle avait disparu. Il la retrouva dans le même nid. Le phénomène se produisit plusieurs fois. Une chapelle fut édifiée à cet endroit. Puis une abbaye.
    L’austère muraille de premier abord ne laisse pas deviner la beauté des ruines. Elle correspond à la façade de l’église reconstruite en 1617. L’essentiel des vestiges de l’abbatiale, témoin de l’art roman, remonte au XIIe s.
    C’est la duchesse de Bretagne Ermengarde d’Anjou qui, vers 1117, permet à une communauté de religieuses de s’établir dans la forêt ducale de Merle, ou du Nid de merle, à trois lieues de Rennes. La règle est celle de saint Benoît et l’autorité est donnée à l’abbesse, y compris sur le groupe des frères moines.
    Grâce au zèle d’Ermengarde et au prestige de Raoul de la Futaie, moine fondateur de l’abbaye, l’abbaye a vite acquis un grand rayonnement, du Poitou jusqu’à l’extrémité de la Bretagne

    Un violent incendie, en 1556, puis un ouragan, en 1616, emportèrent la toiture et ruinèrent la nef qui était presque six fois plus importante que ce que l’on en voit aujourd’hui.

    Cette ampleur témoigne d’une fonction qui débordait le seul usage des religieuses. Cette église, dans la forêt mais à proximité des routes, était faite pour attirer du monde.

    Dans cette église, des religieuses vinrent donc prier pendant des siècles, ne la désertant qu’en raison de guerres, d’épidémies ou autres sinistres.
    A leur départ forcé en 1792, l’abbaye fut vendue comme bien national, hormis l’infirmerie qui devint maison d’habitation.

    Par la suite, les dégradations se stabilisèrent. En 1846, l’abbé Brune décrivit l’église à peu près telle qu’elle est aujourd’hui. Les historiens du XIXe s. contribuèrent à sa renommée, et même le poète Gérard de Nerval situa dans «le couvent des Bénédictines de la forêt de Rennes » un chapitre de son roman Le marquis de Fayolle (1849).
    En 1947, un pèlerinage fut lancé à partir de la minuscule statuette de Notre-Dame du nid de merle, emportée par les religieuses en 1792 et considérée comme à l’origine de l’abbaye. En 1970, l’achat du site abbatial par l’association des Papillons Blancs favorisa le dégagement de la végétation et les premières fouilles. En 1989, le Département d’Ille-et-Vilaine racheta ces ruines, qui furent classées « monuments historiques » en 1990. Leur consolidation et leur mise en valeur pour l’accès au public ont été terminées en 2005.

    La faune et la flore ont petit à petit recolonisé le site. Tout d’abord sur cette surface très minérale, les mousses et les fougères se sont installées. Ces espèces aux noms particulièrement originaux tels que Rhynchostegiella tenella ou Syntrichia montana se sont installées sur les murs de l’abbaye et sont des raretés en Bretagne. De même la fougère « Doradille des sources » typique des falaises humides calcaire du sud de la France a trouvé un habitat de substitution sur les murs de l’abbaye.
    Ces ruines offrent de multiples cachettes qui permettent aux rapaces tels que le faucon crécerelle ou la chouette effraie de se reproduire sur le site.
    Ici viennent se réfugier en hiver plusieurs espèces de chauves-souris, dont le grand murin, en régression au niveau européen.
  • Langues parlées

    • Français
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