Les écrivains en Haute-Bretagne Ille-et-Vilaine
De la Côte d’Emeraude à Brocéliande, de la Baie du Mont-Saint-Michel au Pays des Portes de Bretagne en passant par Fougères, les écrivains se sont inspirés des richesses de la Haute-Bretagne Ille-et-Vilaine dans leurs œuvres littéraires. Venez découvrir ces paysages, ce patrimoine qui a tant plu à d'illustres auteurs, en faisant avec nous ce voyage à travers le département en quelques citations…
Le pays de Brocéliande avec sa forêt, ses légendes, a passionné de nombreux écrivains de tous temps, qui y ont trouvé une source puissante d’inspiration :
" Brocéliande, dont les bretons font souvent des fables, une forêt très longue et large qui en Bretagne est très célèbre… là on peut voir des fées, si des bretons disent vrai, et beaucoup d’autres merveilles…. " Robert Wace
De nombreux auteurs ont évoqué la Baie du Mont-Saint-Michel, dont François-René de Chateaubriand (1768-1848) qui a vécu à Combourg dans la forteresse médiévale proche du Lac Tranquille. Il rend un bel hommage à ces lieux dans ses Mémoires d’Outre-Tombe : " C’est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis(…) "
Victor Hugo (1802-1885) également, qui décrit ainsi la ville de Dol-de-Bretagne dans son roman Quatre-vingt-treize :
" Dol (…) n’est pas une ville, c’est une rue. Grande vieille rue gothique, toute bordée à droite à gauche de maisons à piliers, point alignées, qui font des caps et des coudes dans la rue d’ailleurs très large. "
Saint-Malo, la cité Corsaire a fasciné notamment Maurice Guérin (1810-1839)
" Derrière ces vaisseaux nous apercevions une masse noire cerclée de remparts, c’était Saint-Malo, vrai nid d’oiseaux de mer ; et plus loin… une grande voix monotone : l’océan."
Poursuivons notre itinéraire vers la ville de Fougères, dont Victor Hugo brossa le tableau en ces termes :
" Figurez-vous une cuiller(…). La cuiller, c’est le château ; le manche, c’est la ville. Sur le château rongé de verdure, mettez sept tours, toutes diverses de forme, de hauteur et d’époque ; sur le manche de ma cuiller, entassez une complication inextricable de tours, de tourelles, de vieux murs féodaux chargés de vieilles chaumières (…) attachez ce château à cette ville (…) vous avez Fougères ; qu’en dites-vous ? "
Gérard de Nerval (1808-1855) est venu à Vitré probablement en 1833. L’action de son roman Le Marquis de Fayolle se déroule d’ailleurs à Champeaux, Rennes et Vitré : " Vitré est sans doute la ville de France qui a le mieux conservé sa physionomie du moyen âge. Elle a toujours ses vieux porches en bois à colonnes, à peine dégrossies enjolivées de sculptures ébauchées, ses maisons d’ardoises avec pignon sur rue, ses fenêtres étroites et bizarrement percées, suivant les caprices ou les besoins des nouveaux propriétaires (…) "
Paul Féval enfin (1817-1887) s’est inspiré des lieux de l’Ile aux Pies dans le Pays de Redon pour son roman La Dame Blanche des Marais : " Les marais de l’Oust, formés par la réunion de divers cours d’eau, divergents et d’inégale importance, s’étendent sur une longueur de quatre ou cinq lieues (…) dès les premiers jours de l’automne, chaque ruisseau s’enfle tout à coup, déborde et mêle ses eaux à celles de l’Oust et de l’Aff subitement accrues. "
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